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Pour une poignée de pop-corns c'est du cinéma, des cinémas, français américain néerlandais on s'en fout, tout est bon dans cet art-là. Enfin, disons presque.

Critique // Frost/Nixon, l'heure de vérité (2009)

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C'est une manie française de rajouter des petites phrases percutantes à un titre original quand celui-ci est trop court. On a eu W. - L'Improbable Président de Stone, et voilà Frost/Nixon, l'heure de vérité. "Frost slash Nixon" suffisait amplement, mais c'est manifestement jamais assez.

En tout cas, toutes râleries intempestives mises à part, ce Frost/Nixon est un explosif cinématographique, comme le fut en son temps le JFK d'Oliver Stone (encore lui!); avant ou après étude approfondie, on leur trouve un grand nombre de similitudes - et je ne parle pas de plagiat - dans la façon dont le sujet est abordé. Une sorte de reportage fictionnel, ou de reconstitution romancée, qui garde le meilleur du style documentaire et le meilleur du style fiction. Que du meilleur.

On a tous déjà entendu parler, plus ou moins vaguement, de Richard Nixon et du fameux Watergate; on connaît peut-être un peu moins (mais un peu seulement) l'interview télévisée que le président américain accorda au journaliste David Frost, et qui peut être considérée comme l'interview qui a achevé la carrière de Nixon. Quelques petites heures de face-à-face étalées sur 4 soirées qui ont scotché 43 millions d'américains devant leur petit écran et qui ont fait l'effet d'une bombe non seulement dans le paysage politique, mais aussi dans le domaine journalistique.


Frost/Nixon distribue les ingrédients fiction/archives avec une balance parfaite et un rythme presque métronomique particulièrement soigné. Ron Howard fait clairement entendre son avis en se focalisant tantôt sur Frost, tantôt sur Nixon, tantôt sur des mains moites ou des tics du visage, et pousse même le vice jusqu'à balancer l'air de rien la phrase qui porte toute la rhétorique du film: 'Une carrière entière peut se jouer dans un close-up'. Ou comment faire un zoom sur la défaite Nixon.

Chaque élément du film est maîtrisé avec une précaution hallucinante; Howard ne laisse rien au hasard, il contrôle le moindre angle de vue et offre en filigrane la capture en direct de toutes ces choses que le bon peuple soupçonne à raison mais qu'il ne voit réellement jamais: corruption, manipulation, envers du décor, magouilles et coups foireux à gogo. Entre parenthèses, si l'occasion se présente, il faut absolument se ruer sur l'édition de janvier du magazine Empire, où 4 pages sont dédiées au film, avec photos et excellentes interviews.

Tout comme JFK, Frost/Nixon est avant tout un film bavard, sans une once d'action, si ce n'est lorsque le président américain sort de l'interview totalement brisé et s'en va caresser la tête d'un chien-chien devant l'oeil Nixonophage de dizaines de caméras et d'appareils photos. Mais tout comme JFK, c'est le bavardage qui fait toute l'essence du film, un bavardage calculé au millimètre près et qui se suffit parfaitement à lui-même. Ici, le combat oppose David Frost à Richard Nixon, et les armes ce sont les mots, percutants et offensifs pour l'un, trompeurs et laborieux pour l'autre. Un vrai ring de boxe, duquel un seul combattant sortira vainqueur. C'est très cliché, mais diablement réussi.


Evidemment, que serait un film à paroles (comme le moulin) sans des acteurs au poil: Frank Langella et Michael Sheen (respectivement Nixon et Frost) font dans la sobriété et ça leur va bien. On les oublie pendant le film, mais une fois le générique de fin débarqué, c'est à eux que tout l'honneur revient immédiatement. Et pour couronner un peu tout ce royal barda, pour ce qui est de la BO, c'est Hans Zimmer que s'y colle. On pouvait pas tomber mieux, puisque ce caméléon de Zimmer est aussi excellent dans les grandes envolées à la Pirates des Caraïbes que dans les finesses musicales à but presque stratégique comme il en offre dans Frost/Nixon. L'équilibre parfait entre la musique d'ascenseur que personne n'écoute et la sono de rave party que tout le monde entend.

Et on clôt ce billet en citant Nixon himself, qui se brise en mille petits morceaux devant la fougue impressionnante d'un jeune journaliste pas très à l'aise: 'My political life is over'. Standing ovation.

Banlieue 13 : Ultimatum - 5 extraits du film

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Je crois déceler un certain amour de la "cité" et de la "banlieue" dans les films français, quand même. Matthieu Kassovitz est pas mal dans le genre, mais à mon sens, les meilleurs personnages de banlieue sont ceux du film Frontière(s): ils ont des piercings, ils ont toujours les sourcils froncés, ils zigzaguent entre les voitures en flammes - pire que Gaza, dis donc - et surtout, ils jurent comme des charretiers, plus c'est hardcore et mieux c'est. Ma phrase fétiche de Frontière(s) étant "Je vais t'enculer ta race et ta mère en même temps", c'est de la poésie, les aminches.

Bref, Banlieue 13 Ultimatum, comme son nom l'indique, parlera de banlieue, et aussi accessoirement de castagne, de hautes voltiges et de courses poursuites (c'est pas moi qui le dit, c'est Allociné).

Quoi qu'il en soit, 5 extraits du film sont disponibles sur le web. C'est pas d'refus (malgré tout.)












Le film sort en France le 18 février 2009.

Up, le prochain Pixar : la bande annonce en français

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Une fois n'est pas coutume, je suis quelque peu à côté de mes pompes et je relaie une information qui a déjà eu le temps de faire 3 fois le tour du web. Mais la bande-annonce en français de Up - Là-Haut, le prochain film Pixar ousqu'un vieux monsieur va faire le tour du monde tout en restant chez lui (la maison vole grâce à des ballons d'hélium, si c'est pas astucieux ça), la bande-annonce en français donc, c'est un événement qu'on ne loupe pas.

Notez que Up sera le tout premier Pixar à mettre en scène des humains sans super-pouvoirs particuliers.



- Via -

Le film sort en France le 29 juillet 2009.

Record battu: les 3 photos de film les plus inintéressantes du moment

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J'ai découvert ça en suivant une discussion entre /film et FirstShowing sur Twitter, ousque les 2 messieurs se questionnaient mutuellement sur cette question existentielle: Est-ce que je vais VRAIMENT publier ces photos barbantes sur mon blog? Vais-je prendre la peine d'écrire un article pour ça? Mérite-je cette atroce souffrance? Pourquoi moi? Pourquoi pas un autre? Comment me sortir de cette situation dantesque?

(Note: ne pas oublier que le mot nuance ne fait pas partie de mon vocabulaire.)

Bref, j'en rajoute des tonnes et des tonnes, mais la discussion entre les bonhommes était assez marrante; du coup, je te le donne en mille, je suis allé voir à quoi ressemblaient ces fameuses photos, 3 au total.

Il s'agit du film Knowing (Prédictions en VF), starring Nicolas Cage.
Le scénario suivra les tribulations d'un statisticien qui découvre un message codé prévoyant une catastrophe mondiale, qu'il va tenter à tout prix d'empêcher d'avoir lieu.

Et voilà, en exclusivité mondiale française lyonnaise dans mon quartier, les fameuses 3 photos, dont la première seulement me semble être un poil intéressante:





Là, c'est Nicolas qui court cheveux z'au vent



Là, c'est encore Nicolas qui court cheveux z'au vent


Notez qu'Allociné propose des photos du film tout aussi variées:


Nicolas continue inlassablement de courir cheveux z'au vent



Nicolas qui... euh... ben court cheveux z'au vent.
Diantre, quel homme!



Là, vu l'état de la crinière,
on sent que Nicolas a trop couru


Bon, je me me moque, je me moque, mais c'est pas tout ça...
Faudrait voir à donner la date de sortie du film en France: c'est le 1er avril 2009, les aminches.

3 nouveaux posters du film Harry Potter et le prince de sang-mêlé

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Pas extraordinairement originales, mais esthétiquement bien sombres, à la limite de la glauquitude; je ferai un billet sur l'évolution de l'atmosphère esthétique des Harry Potter (les films, pas les livres), c'est assez flagrant. Le gentil sorcier persécuté devient Teh Ultimate Wizard tout plein de colère dedans son corps!

Trève de caquetages, voilà les posters en question; je pense qu'on verra débarquer plus tard d'autres affiches présentant les autres personnages principaux.
Et grâce à la magie d'Internet, si tu cliques sur les images, elles apparaissent en beaucoup plus grand.







Le film sort en France le 15 juillet 2009.

La suite de Donnie Darko sortira directement en DVD

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Et souvent, quand un film sort directement en DVD, c'est moyen comme gage de qualité, surtout s'il était à la base prévu que le film sorte au cinéma.

Mais reprenons depuis le début, pour ceux qu'auraient peut-être pas eu vent du schmilblick, et qui doivent se dire: 'Une suite de Donnie Darko? De quoi ça s'agit? C'est quand même pas ce à quoi je pense?! Dites-moi que je me trompe, hein?!'
Non non pas d'erreur, il s'agit bien d'une suite de l'extraordinaire film de Richard Kelly, et d'ailleurs rien que le fait d'avoir osé songer à faire une suite est une faute impardonnable. Zut à la fin, y'en a marre des âneries. Dans le même style, imaginez qu'on nous fasse une suite de Wall-E, non mais!

Bon, mais de toutes façons c'est un peu tard maintenant pour philosopher sur le pourquoi du comment, puisque la suite de Donnie Darko (qui s'intitule S. Darko) est déjà dans la boîte, ou pas loin.

Cette suite, comme son titre l'indique, tourne autour de Samantha, la petite soeur de Donnie, qui passe totalement inaperçu dans le 1er opus, mais que maintenant qu'elle a grandi ça change tout, parce qu'il se trouve qu'elle a des pouvoirs psychiques bizarroïdes elle aussi. Et pour tirer ça au clair, elle se lance dans un road trip avec l'une de ses amies, direction un village isolé perdu dans un coin encore plus isolé, ousque les 2 filles découvriront des choses pas normales, voire même paranormales - au secours, je crie à la naserie.

Exit la subtilité entre "ce que le personnage voit et pense" et "ce qui est réel", S. Darko ça taille dans le gras, avec des événements inexpliqués façon Roswell. Mais si je me lance sur le sujet, je m'arrête plus, et ça devient franchement pas drôle pour le lecteur, alors je vais la faire courte mais dense: le DVD de S. Darko sortira aux USA le 28 avril 2009, sans passer par la case cinéma, tout comme Ace Ventura 3.

Moi, ça m'arrange bien, parce que j'aime pas les suites qui fâchent.
(Et S. Darko ça fâche beaucoup.)

Et si j'assistais au tournage d'un épisode de Plus Belle La Vie?

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Je m'explique sur ce titre bizarroïde: non, je n'ai pas subitement perdu l'esprit; j'ai seulement entendu à la radio que l'équipe de Plus Belle La Vie allait débarquer à Lyon le 13 février, pour aller tourner quelques scènes au Parc de la Tête d'Or.

Et j'ai diablement envie d'aller là-bas ce jour-là pour jouer les paparazzis en herbe et vous ramener 3 photos et demi de qualité franchement douteuse, par pure générosité (et aussi parce qu'il y a des girafes au Parc de la Tête d'Or, et ça fait longtemps que j'ai pas vu de girafes).

Enfin bref, tout ça pour dire que même si j'aime moyennement (c'est un euphémisme) cette série, pensez à faire un tour sur le blog les 13 et 14 février, parce qu'y va y avoir de l'exclusivité mondiale planétaire! Journalisme d'investigation, au coeur de l'actualité. Peut-être même que si je ruse en me faisant passer pour un marseillais, on me laissera avoir un autographe. Et peut-être même que si j'obtiens un autographe je lancerai un concours pour le faire gagner à un lecteur du blog, parce que je ne doute pas une seule seconde que vous êtes des fans de la première heure de Plus Belle La Vie (vous pouvez toujours essayer de le revendre, sinon.)

Sur ce, lecteur, je clos ce billet, en espérant que toi aussi tu es submergé par tes émotions à l'annonce de cette incroyable nouvelle.
Et je jure que j'ai même pas trop forcé sur l'ironie.

EDIT:
Après quelques recherches, j'apprends qu'en fait aucun comédien de la série ne sera présent au tournage. Est-ce que j'ai le droit de dire: WTF? Oo J'aurai même pas mon autographe. La tristesse m'envahit subitement.